Chirurgie

La chirurgie de réassignation du genre

La chirurgie de réassignation du genre s’adresse avant tout aux organes génitaux, mais aussi aux caractères sexuels secondaires comme la poitrine.

 

Les chirurgiens français sont évidemment tenus d'observer le Code de Déontologie Médicale et les recommandations actuelles du Conseil National de l'Ordre des Médecins selon lesquelles la chirurgie de réassignation ne peut être envisagée qu’après une évaluation clinique pluridisciplinaire et compétente (expertise endocrinologique et psychiatrique notamment pour repérer d'éventuelles contre-indications). Une période probatoire d'au minimum une année est indispensable. La décision de transformation génitale est prise au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) à laquelle participent psychiatres, psychologues, endocrinologues et chirurgiens concernés par la personne.

 

Les personnes éligibles à la transformation chirurgicale doivent être informées du caractère irréversible et définitif de la transformation génitale, ainsi que des techniques opératoires, de leurs complications possibles, et des résultats qu’on peut raisonnablement en attendre.

 

Comme toute intervention chirurgicale non urgente, le consentement éclairé de la personne est un préalable indispensable à l’intervention.

Vue d’ensemble des interventions chirurgicales possibles pour le traitement des patients présentant une dysphorie de genre :

Dans le sens homme-vers-femme (HF, ou MtF) , les interventions chirurgicales proposées sont les suivantes

 

  • L’intervention de transformation génitale, improprement appelée « vaginoplastie », associe en un seul temps opératoire l'ablation des deux testicules, l'ablation de la verge, la création d'un vagin (tapissé par la peau de la verge, avec ou sans greffe cutanée complémentaire), d'un clitoris vivant et sensible, de petites et de grandes lèvres.

 

  • La chirurgie éventuelle de la poitrine est une augmentation du volume des seins par implant et/ou par transfert de graisse autologue.

 

  • D’autres interventions spécifiques sont possibles, pour diminuer la pomme d’Adam, voire sur les cordes vocales pour modifier la voix. Quant aux autres interventions à visée esthétique, elles n’ont rien de spécifique au transsexualisme..

 

Dans le sens femme-vers-homme (FH, ou FtM) , les interventions chirurgicales proposées sont les suivantes :

 

  • Chirurgie de la poitrine ayant pour but d’enlever le volume des seins et de masculiniser l’aspect du thorax.

 

  • La chirurgie génitale est d’abord une hystérectomie avec ovariectomie. D’autres interventions sont possibles pour enlever le vagin et construire une verge (improprement appelée « phalloplastie ») avec un scrotum et des implants testiculaires. La construction complète d’une verge permettant d’uriner et d’avoir des érections est actuellement possible mais complexe, et elle comporte encore un pourcentage important de complications. D’autres interventions (dites « métaïdoïoplasties ») ont simplement pour but d’allonger le clitoris hypertrophié.

 

  • Quant aux autres interventions à visée esthétique, elles n’ont rien de spécifique au transsexualisme.

 

Les interventions de transformation génitale sont prises en charge par l’assurance maladie après demande d’accord préalable.

Présentation de la chirurgie dans la prise en charge du transsexualisme